Speedway, spécialiste de l'accessoire moto, casques, blousons...

Pantalon moto : le guide.

 

Un bon pantalon moto d’hiver réunit plusieurs qualités essentielles : retenir la chaleur du corps (pouvoir adiathermique), limiter la pénétration de l’air et de l’eau et minimiser les dégâts d’une glissade. Quelques modèles peuvent être portés par-dessus un pantalon de costume. Mais la plupart des pantalons d’hiver ne sont pas des sur-pantalons et se portent donc le plus souvent à même la peau ou par-dessus un collant technique. Le soyeux de la doublure a donc une incidence sur le confort et sur la facilité d’enfilage. Soyez attentif à l’amplitude des soufflets au bas des jambes. Trop limitée, elle empêchera de recouvrir une botte ou une grosse chaussure de moto. Effet douche et réfrigération à la clé.

Une doublure amovible garantit un nettoyage aisé (lire l’étiquette de recommandations lavage) et un emploi estival possible une fois dézippée. Jeter un œil au système de mise en place et de retrait de la doublure (pressions, Velcro, zip...). pour ne pas perdre 1/2 heure à chaque manipulation. À essayer en magasin.

Sécurité : Pas de pantalon sérieux sans protections. Attention, pour avancer le terme « protections », les fabricants sont désormais obligés de respecter la norme PR-EN 1621-1. Une coque conforme à ses exigences garantit l’absorption d’une partie de l’énergie d’un choc.
Certains pantalons de moto sont vendus sans coques mais avec la poche destinée à les accueillir. Prévoir alors quelques dizaines d’euros de plus. Des protections fixes ne facilitent pas l’entretien (lavage en machine proscrit). Sur certains modèles, on parle de simples renforts, c’est-à-dire d’empiècements ou surépaisseurs de textile dotés d’une bonne résistance à l’abrasion ou/et d’un point de fusion élevé (pour éviter de fondre contre le bitume). Ceci aux fesses, hanches, cuisses.

Étanchéité : Le premier procédé, plus économique, est l’enduction. Elle consiste à traiter la face interne du tissu. Son défaut : un manque d’aération. La membrane (Goretex, Sympatex, BW2 Tech) se prend en sandwich entre deux couches de vêtement. Elle barre la route aux embruns tout en aménageant une porte de sortie à la transpiration. Avantage : éviter que l’intérieur du pantalon moto ne s’humidifie par sudation (vecteur de refroidissement). Cette caractéristique est un gage de confort, y compris en hiver.
Pour une étanchéité optimale, il faut aussi choisir un pantalon de moto avec une longueur de jambe suffisante afin de contrebalancer sa remontée en position assise sur la moto. Sans quoi les projections d’eau détremperont les chevilles.

MATERIAUX

Pour les coques de protection, exiger la conformité à la norme EN 1621-1 (à ne pas confondre avec le marquage CE). Pour les renforts, plusieurs solutions sont envisageables, plus ou moins coûteuses, plus ou moins efficaces. Un bon indicateur du niveau de sécurité est le Denier, terme technique désignant l’épaisseur du fil ayant servi à la confection du textile. Un pantalon Cordura 300 est moins résistant qu’un 600. On recommande en général de ne pas confier sa sécurité à un textile d’un Denier inférieur à 500.