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J’ai testé le sac à dos moto Kriega Max 28 pendant environ six mois, aussi bien pour mes trajets du quotidien, notamment pour faire mes courses, que lors d’excursions de plusieurs heures.
À moto, le volume et les rangements sont importants, mais le confort l’est tout autant. Un sac peut vite devenir contraignant lorsqu’il est chargé ou porté pendant plusieurs heures. C’est donc surtout sur son maintien, son organisation et son comportement une fois chargé que j’ai pu juger le Max 28 au fil de ces six mois.
Et sur ces différents points, le sac de Kriega m’a particulièrement convaincu. Sa qualité de fabrication se remarque dès la première prise en main et son système de portage fait réellement la différence à l’usage. Son positionnement est clairement haut de gamme, avec toutefois quelques contreparties que nous verrons dans ce test.
Le Kriega Max 28 est un sac à dos moto dont la capacité peut évoluer de 22 à 28 litres grâce à un compartiment principal extensible. Il se compose de trois grandes zones : une poche dédiée à l’ordinateur, un compartiment avant avec de nombreux rangements et un espace central plus volumineux.
Sa construction associe du 420D Cordura Lite Plus et de l’Hypalon, avec des fermetures éclair YKK renforcées. Kriega annonce également quatre poches intérieures zippées, une compatibilité avec un réservoir d’hydratation et une sangle ventrale amovible.
La fiche technique est complète, mais c’est surtout en manipulant et en utilisant le Max 28 que l’on perçoit ce qui le différencie d’un sac à dos plus classique.
Ma première réaction en découvrant le Max 28 a été de remarquer l’épaisseur de sa toile.
On sent immédiatement que l’on n’est pas face à un petit sac léger destiné à transporter deux ou trois affaires. Les matériaux donnent une vraie sensation de robustesse et l’ensemble inspire confiance.
J’ai eu exactement la même impression avec les fermetures éclair.
Cela peut sembler anecdotique, mais la grosse fermeture du compartiment principal est particulièrement révélatrice. Elle est conséquente, son fonctionnement est franc et elle produit même un bruit assez caractéristique lorsqu’on la manipule. On « entend » presque la qualité du zip.
Kriega utilise effectivement des fermetures YKK renforcées sur l’ensemble du sac.
J’ai aussi apprécié le fait que les fermetures soient dimensionnées en fonction des compartiments. Le zip principal est imposant, tandis que ceux des poches secondaires sont plus petits, tout en donnant la même sensation de sérieux.
Ce sont de petits détails, mais ils participent beaucoup à la qualité perçue du Max 28.
Cette construction robuste a une contrepartie : le Max 28 n’est pas particulièrement léger.
Kriega annonce officiellement un poids de 1 850 g. De mon côté, j’ai pesé mon exemplaire à environ 2 kg à vide. Il s’agit de ma propre mesure, réalisée avec ma balance, et non de la valeur constructeur.
À la main, ce poids se remarque. Une fois le sac porté, en revanche, il devient beaucoup moins présent grâce à la qualité du système de portage.
Et c’est probablement là que se trouve l’une des principales qualités du Max 28.
Le panneau dorsal est bien matelassé, mais surtout relativement rigide. J’ai beaucoup apprécié cette caractéristique à l’usage : le sac conserve sa structure lorsqu’il est chargé et ne vient pas simplement s’affaisser contre le dos.
À cela s’ajoutent les bretelles et le harnais Quadloc-Lite. Kriega indique que ce système est conçu pour transférer une partie de la charge des épaules vers le torse et le corps. Une fois ajusté, il permet également d’ouvrir et de refermer le harnais sans avoir à reprendre les réglages à chaque utilisation.
Sur le terrain, c’est probablement ce que j’ai préféré avec ce sac.
Les bretelles prennent bien les épaules et le Max 28 vient véritablement se positionner contre le corps. J’ai davantage la sensation d’avoir un sac solidaire de moi qu’un poids simplement suspendu aux épaules.
Le plus intéressant est que j’ai retrouvé cette sensation aussi bien avec une charge légère que lorsque le sac était beaucoup plus rempli.
Lors de mes excursions, je l’ai notamment utilisé avec une charge importante, sans constater de changement radical dans son confort de portage. Ce maintien reste également appréciable une fois descendu de la moto et lorsque l’on marche avec le sac.
J’ai aussi pu tester le Max 28 dans une configuration plus proche du voyage, sur des trajets de plusieurs heures mêlant route et autoroute.
Lors de l’un d’eux, le Max 28 venait compléter une sacoche de selle Kriega US-30 installée à l’arrière de la moto, avec suffisamment d’affaires pour réellement solliciter son système de portage.
C’est dans ce type d’utilisation que le système de portage prend tout son sens. Malgré la charge, le Max 28 reste bien positionné contre le corps et j’ai conservé la même sensation de maintien que lors de mes trajets plus courts.
La sangle ventrale vient compléter l’ensemble. Elle reste assez simple dans sa conception, mais je l’ai trouvée tout à fait adaptée à l’usage.
Le Max 28 propose 22 litres dans sa configuration normale, avec la possibilité d’étendre sa capacité pour atteindre 28 litres.
Sur une fiche technique, cette modularité pourrait facilement passer pour un simple bonus. Dans mon cas, je m’en suis réellement servi.
C’est notamment pour mes courses du quotidien que l’extension m’a paru particulièrement utile. Lorsque le volume initial ne suffisait plus, je pouvais récupérer rapidement six litres supplémentaires et faire rentrer l’ensemble de mes achats.
J’apprécie aussi le fait de ne pas devoir rouler en permanence avec le volume maximal. On conserve un sac plus contenu lorsqu’on n’a pas besoin de toute sa capacité, avec une réserve disponible lorsque la situation l’exige.
Kriega indique par ailleurs que le compartiment étendu est suffisamment volumineux pour recevoir un casque intégral. J’ai d’ailleurs pu le vérifier en testant le volume de 28 litres avec un casque : il rentre effectivement, ce qui confirme concrètement le gain de capacité annoncé.
Le volume disponible ne fait pas tout. Encore faut-il pouvoir organiser correctement ce que l’on transporte. Et sur ce point, le Max 28 m’a vraiment convaincu.
Il ne s’agit pas simplement d’une grande poche dans laquelle on finit par tout entasser. Le compartiment avant comprend plusieurs espaces de tailles différentes, avec des poches zippées et des rangements dédiés aux petits objets.
Kriega annonce quatre poches intérieures zippées, auxquelles s’ajoutent notamment un emplacement pour les documents et différents rangements dans le compartiment organisateur.
Autre détail que je trouve particulièrement pratique : la poche principale comme la poche avant peuvent s’ouvrir très largement, pratiquement de haut en bas.
Cela change beaucoup de choses au quotidien. On visualise immédiatement le contenu du sac et on accède facilement à ce que l’on cherche, sans devoir retirer toutes les affaires placées au-dessus.
C’est pour moi l’une des vraies réussites ergonomiques du Max 28.
Le Max 28 dispose également d’un compartiment spécifique pour transporter un ordinateur portable.
Kriega annonce cette poche comme étanche grâce à une doublure amovible et lavable, avec une fermeture de type roll-top. Elle accepte un ordinateur mesurant jusqu’à 360 × 245 mm, ce que le fabricant présente comme une compatibilité jusqu’à 15 pouces dans ces dimensions.
La fermeture roll-top s’intègre très bien dans la partie supérieure du sac. Une fois repliée et fermée, elle reste discrète et ne vient pas encombrer le haut du Max 28.
Je précise toutefois que je n’ai pas eu l’occasion de rouler sous la pluie avec le Max 28 pendant mon essai.
Je ne peux donc pas juger son étanchéité sur le terrain. La conception du compartiment m’inspire confiance et Kriega annonce officiellement cette poche comme étanche, mais je préfère ne pas tirer de conclusion sur un point que je n’ai pas personnellement vérifié.
Après six mois d’utilisation, c’est surtout la cohérence générale du sac que je retiens.
Le maintien est excellent, y compris lorsque le Max 28 est chargé, et la qualité de fabrication se ressent immédiatement. Les nombreux rangements ont une véritable utilité au quotidien, tandis que l’ouverture très large des compartiments facilite l’accès aux affaires.
Le volume extensible fait également partie de ses points forts. Pouvoir passer de 22 à 28 litres permet réellement d’adapter le sac selon les situations plutôt que de rouler en permanence avec un modèle plus volumineux.
Côté limites, deux éléments sont surtout à prendre en compte : son poids à vide conséquent et son tarif élevé, qui le positionne clairement dans le haut de gamme.
Dans mon cas, le système de portage limite largement la gêne liée au poids une fois le sac installé. Quant au prix, il doit être mis en perspective avec la qualité des matériaux, des finitions et du système de portage.
J’aime également beaucoup son design. Son dessin est technique sans être extravagant et reste assez sobre. La qualité des matières, des fermetures et du harnais contribue également à l’aspect haut de gamme de l’ensemble.
À mon avis, le Max 28 prend surtout son sens pour le motard qui utilise régulièrement son sac et cherche quelque chose de plus élaboré qu’un sac à dos classique.
Je le vois particulièrement bien pour les trajets domicile-travail, notamment lorsqu’on transporte un ordinateur et différentes affaires, mais aussi pour ceux qui alternent trajets du quotidien, courses et voyages.
Sa capacité modulable permet justement de passer facilement d’un usage à l’autre.
À l’inverse, il pourra sembler excessif à quelqu’un qui souhaite uniquement transporter quelques petits objets pendant de courts trajets. Dans ce cas, un modèle plus compact et plus simple pourra être suffisant.
Le Kriega Max 28 fait partie de ces équipements que j’ai rapidement adoptés.
Je l’ai utilisé dans des situations très différentes : pour mes trajets du quotidien, pour faire mes courses ou lors d’excursions de plusieurs heures avec davantage d’affaires. Et c’est finalement cette polyvalence que je retiens le plus après six mois.
Les solutions choisies par Kriega ne sont pas simplement là pour enrichir une fiche technique. Le maintien, l’organisation des compartiments et la possibilité d’adapter le volume ont une utilité très concrète au quotidien.
Il s’agit clairement d’un produit haut de gamme et son tarif va avec ce positionnement. Mais après plusieurs mois d’utilisation, je n’ai pas eu le sentiment de payer uniquement une marque ou une belle finition.
Pour un motard qui cherche un sac destiné à être réellement utilisé et chargé régulièrement, aussi bien au quotidien que pour accompagner une bagagerie de voyage, le Kriega Max 28 m’a franchement convaincu.
| Les + | Les - |
| Excellent maintien, même chargé | Poids à vide conséquent |
| Qualité de fabrication et sensation de robustesse | Tarif élevé |
| Fermetures éclair très qualitatives | |
| Nombreux rangements bien organisés | |
| Très bon accès aux compartiments | |
| Volume modulable de 22 à 28 litres réellement utile | |
| Compartiment ordinateur bien intégré | |
| Design sobre et réussi |
Mes notesDesign / finition 9/10
Confort 9/10
Ergonomie 9/10
Rangements 9/10
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Étanchéité Non testée sous la pluie
Stabilité à moto 9/10
Rapport qualité/prix 8/10
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Note générale :
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