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Avec leur effet miroir et leurs reflets colorés, les visières iridium sont particulièrement appréciées des motards. Mais au moment de les utiliser sur route, une question revient souvent : une visière iridium est-elle réellement autorisée en France ?
La réponse est oui, une visière iridium n’est pas automatiquement interdite, certaines sont homologuées pour un usage routier. Ce n'est pas leur couleur qui détermine leur légalité, mais notamment leur homologation, leur niveau de transmission lumineuse et les éventuelles restrictions d'utilisation prévues pour l'écran.
Ces exigences sont définies par la norme ECE 22.06. Cette norme européenne fixe les exigences de sécurité et d’homologation applicables aux casques moto et à leurs écrans, notamment en matière de visibilité, de résistance et de transmission de la lumière.
Avant de parler de réglementation, il faut distinguer deux notions souvent confondues : la finition iridium et la teinte de la visière.
Une visière iridium possède un traitement de surface réfléchissant qui lui donne cet aspect miroir caractéristique. Elle peut afficher différents reflets : bleu, rouge, argent, or, violet… Mais cette couleur visible de l'extérieur ne permet pas, à elle seule, de connaître la quantité de lumière qui traverse réellement l'écran.
C'est justement cette transmission lumineuse qui joue un rôle essentiel dans les conditions d'homologation.
Le règlement ECE 22.06 distingue principalement deux situations pour les écrans classiques. Une visière laissant passer au moins 80 % de la lumière répond au seuil prévu pour une utilisation sans restriction spécifique « jour uniquement ».
Une visière laissant passer entre 35 % et moins de 80 % de lumière est également admise par le règlement, à condition qu'elle porte le symbole correspondant et/ou la mention « DAYTIME USE ONLY », qui signifie « utilisation de jour uniquement ».
Une visière iridium peut donc parfaitement être homologuée pour la route tout en étant teintée. À l'inverse, une finition miroir ne garantit en rien son homologation : certains écrans sont destinés à la compétition ou ne répondent pas aux exigences nécessaires à une utilisation routière.
L'ECE 22.06 ne se limite d'ailleurs pas à mesurer la quantité de lumière transmise. L'écran doit également répondre à différentes exigences concernant notamment la résistance aux chocs et à l'abrasion, les déformations optiques, la diffusion de la lumière et la reconnaissance des couleurs utilisées pour la signalisation routière.
En France, le Code de la route impose au conducteur et au passager d'une moto de porter un casque de type homologué et correctement attaché. Le non-respect de cette obligation constitue une contravention de quatrième classe et entraîne une amende de 135 €, et un retrait de 3 points pour le conducteur.
Là encore, la réponse dépend des caractéristiques de la visière et non du simple fait qu'elle soit iridium.
Lorsqu'un écran porte la mention « DAYTIME USE ONLY » ou le symbole correspondant, il est destiné à une utilisation de jour. La norme ECE 22.06 précise que ces écrans ne sont pas adaptés à une utilisation pendant les heures d'obscurité ou lorsque les conditions de visibilité sont mauvaises.
La raison est simple, une visière teintée réduit la quantité de lumière qui atteint les yeux. Une teinte agréable sous un soleil intense peut donc fortement dégrader la visibilité lorsque la luminosité baisse.
Il faut également rester attentif aux changements rapides de conditions. Un tunnel, un ciel très couvert ou de fortes intempéries peuvent réduire brutalement la luminosité, même en pleine journée. Il ne s'agit pas de créer une interdiction spécifique pour chacune de ces situations, mais de respecter les restrictions de l'écran et de conserver une visibilité suffisante.
Pour les motards qui roulent régulièrement jusqu'en soirée, disposer d'une visière claire adaptée au casque peut donc être une solution pratique. Si vous devez alterner entre plusieurs écrans, retrouvez aussi notre tutoriel pour changer la visière de votre casque moto facilement et sans l'endommager.
Pour savoir si un écran peut être utilisé sur route, le plus fiable est de vérifier ses marquages et les informations fournies par le fabricant plutôt que de se fier à son apparence.
Le règlement prévoit un marquage d'homologation comportant notamment la lettre « E » entourée d'un cercle, associée à un numéro identifiant le pays ayant délivré l'homologation et aux références prévues pour l'écran.
Si la transmission lumineuse impose une utilisation de jour, recherchez également la mention « DAYTIME USE ONLY » ou le symbole correspondant.
Un autre point mérite une attention particulière : une visière qui se monte physiquement sur un casque n'est pas nécessairement homologuée pour celui-ci. Le règlement prévoit que les visières proposées à la vente indiquent les types de casques pour lesquels elles ont été approuvées. Il est donc important de vérifier la référence du casque et les indications du fabricant avant de remplacer l'écran d'origine.
Lors de l'achat, méfiez-vous ainsi des visières simplement présentées comme « racing », « miroir », « fumée » ou « iridium » lorsqu'aucune information claire concernant leur homologation routière n'est disponible.
Selon votre casque et vos habitudes de conduite, vous pouvez retrouver différents types de visières de casque moto, avec des écrans clairs, fumés ou iridium adaptés aux modèles compatibles.
Quel que soit le type d’écran choisi, un entretien adapté permet de préserver sa visibilité et ses traitements dans le temps. Retrouvez nos conseils pour nettoyer une visière de casque moto sans l’abîmer.
Avant de prendre la route, vérifiez donc son homologation, les éventuelles restrictions et sa compatibilité avec votre casque.
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